Les tickets de caisse dématérialisés ont fait leur apparition depuis quelque temps maintenant grâce à la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire datant du 1ᵉʳ août 2024. Elle stipule que les commerces n’ont pas le droit d’imprimer les tickets de caisse systématiquement, mais uniquement à la demande du client.

Mal utilisés, les tickets de caisse dématérialisés peuvent, aussi, avoir un impact néfaste sur l’environnement. Comment réduire l’impact énergétique des tickets de caisse dématérialisés ?

ticket caisse dematerialise 1

Éviter l’envoi par mail 

Afin de proposer des tickets de caisse dématérialisés, de nombreux commerçants optent pour l’envoi par mail. Cette solution, bien qu’efficace au premier abord, peut poser des problèmes d’ordre écologique.

L’envoi d’un mail avec une pièce jointe peut générer jusqu’à 20 g de CO2, soit l’utilisation d’une voiture thermique sur 100 mètres. Quand on pense au nombre de tickets envoyés chaque jour, cela peut très vite grimper à plusieurs dizaines de kilomètres par jour pour une simple preuve d’achat.

Mais aujourd’hui, il existe des solutions plus écologiques telles que Billiv, qui permettent de dématérialiser des tickets de caisse sans envoyer d’email et avec un simple scan de QR code.

Sensibiliser les consommateurs

Si toutefois le ticket de caisse est envoyé par mail, le meilleur moyen de réduire l’impact énergétique des tickets est d’encourager les consommateurs à adopter des pratiques durables, comme la suppression des tickets dont ils n’ont plus l’utilité.

Il faut aussi les inciter à ne pas demander de preuve d’achat si cette dernière n’est pas nécessaire ou s’ils n’en ont aucune utilité. En effet, un mail stocké peut générer jusqu’à 10 grammes de CO2 par an. Multiplié par le nombre d’achats effectués par semaine et par le nombre de tickets stockés, cela peut devenir catastrophique pour l’environnement.

Par exemple, si un consommateur effectue en moyenne 5 achats par semaine et que chaque achat génère un ticket de caisse dématérialisé, cela représente 260 tickets par an. Si chaque ticket génère 10 grammes de CO2 par an, cela équivaut à 2,6 kilogrammes de CO2 par consommateur et par an.

Multiplié par des millions de consommateurs, l’impact environnemental devient considérable. Il est donc essentiel de sensibiliser les consommateurs à l’importance de la gestion responsable de leurs tickets de caisse dématérialisés pour réduire collectivement notre empreinte carbone.

Opter pour un hébergeur web écologique

Un commerçant a pour obligation de devoir stocker les preuves d’achat de ses clients pendant une durée de 2 ans. Avant le 1ᵉʳ août 2023, les tickets papier pouvaient être stockés dans un endroit physique. Cependant, avec les tickets dématérialisés, il doit pouvoir les stocker en ligne, donc dans un serveur.

Afin de limiter l’impact de ces derniers, la meilleure solution est d’opter pour un hébergeur web écologique. Mais avant de faire un choix, il y a plusieurs critères à prendre en compte pour choisir un hébergeur :

Analyser et suivre la consommation

Enfin, pour réduire l’impact écologique, il est essentiel d’analyser et de suivre la consommation d’énergie. Pour les tickets, il faut réussir à segmenter la consommation et se focaliser sur celle des tickets de caisse dématérialisés afin d’identifier à quel moment il est possible d’optimiser l’énergie utilisée. Il y a plusieurs moyens qui permettent d’éviter la surconsommation d’énergie :

En bref, il est conseillé d’optimiser tout ce qui peut l’être, même les petits gestes, car, au bout du compte, ce sont eux qui peuvent avoir l’impact le plus durable

En conclusion, bien que les tickets de caisse dématérialisés offrent une solution pratique et moderne, ils peuvent également avoir un impact néfaste sur l’environnement s’ils ne sont pas utilisés de manière responsable. Chaque petit geste compte pour minimiser l’empreinte écologique des tickets de caisse dématérialisés.

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